Le Cambodge hors des sentiers touristiques traditionnels

Certaines caractéristiques du voyage en vélo apparaissant de prime abord comme des contraintes se révèlent après coup être de véritables plus à votre séjour. Ainsi le fait d’être limité dans le nombre de kilomètres journaliers vous oblige souvent à vous arrêter pour vous ravitailler ou vous reposer à des endroits où vous ne l’auriez pas fait avec d’autres moyens de locomotion. Parfois il faut un peu se forcer pour passer certaines portes mais une une fois de l’autre côté vous découvrez un monde que vous ne soupçonniez pas et plein de bonnes surprises.

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Le but de cet article écrit sur un ton peut-être plus léger que les précédents n’est certainement pas de railler un pays ou une culture différente de la nôtre mais bien de montrer à quel point en tant qu’étranger on peut parfois se sentir un peu perdu dans un pays où les choses fonctionnent différemment. A ce titre il est parfois amusant de lire les critiques négatives sur des sites tels que tripadvisor ou booking.com de ‘touristes’ n’ayant pas compris qu’ils n’étaient plus chez eux. Lorqu’on voyage, il ne faut jamais oublier que l’étranger c’est nous.

l’hébergement

Au Cambodge l’hébergement est généralement bon marché. Dans les villes, pour 15 ou 20$ il y a parfaitement moyen de trouver une chambre d’hôtel ou de guest house au standard plus ou moins occidental avec 2 lits, l’air conditionné et un frigo. Après si vous voulez plus de luxe c’est tout à fait possible en montant dans les prix.

Dans les petites villes où les touristes ne s’arrêtent pas ou peu les choses sont différentes. Les hôtels disparaissent et il ne reste que les ‘guest houses’. A ce titre nous n’avons pas compris la différence entre les deux à part que dans les hôtels il y a souvent moyen d’avoir un petit-déjeuner et qu’il y a une bouilloire électrique à disposition. Les prix sont plutôt standards : 7 $ pour une chambre avec 2 lits et un ventilateur, pour 4 ou 5 $ de plus vous aurez l’airco. Pour ce prix vous avez droit à une chambre relativement propre dans laquelle vous pouvez marcher pieds nus sans avoir trop peur. De temps en temps il ne faut pas trop regarder dans les coins ni derrière les portes mais généralement ça va, on a connu bien pire dans certains hôtels du sud du Mexique. Les lits qui font un peu peur au début se révèlent en définitive assez confortables. Par contre il est probable que les Khmers dorment en vêtements longs car il n’y a pas de drap sur le lit, juste le drap-housse du matelas et souvent une couverture. Nous sommes donc contents d’avoir nos ‘sacs à viande’ avec nous, aussi pour le cas où d’autres petits êtres devaient passer la nuit dans le même lit 🙂 Par contre pour les oreillers, nous préférons utiliser les nôtres…

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Si vous avez de la chance vous aurez droit à une petite table et éventuellement à une chaise. Parfois un crochet au mur qui vous évitera de devoir déposer vos vêtements et serviettes sur vos sacs pour ne pas les poser à même le sol. Par contre il y a toujours une télé avec le satellite. Également compris dans le prix de la chambre, du savon, des brosses à dents (neuves), du dentifrice et un peigne… usagé.

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Vient ensuite la salle de bain à l’asiatique. Pour cela imaginez une toilette telle que chez nous. Vous avez donc une pièce de 1 m sur 2,5 m, parfois plus grande, avec la cuvette du WC dans le fond. Parfois mais pas toujours vous avez aussi un petit lavabo. Là entre les deux à un mètre de hauteur vous avez le pommeau de douche. L’eau coule partout et après vous être lavé tout est mouillé. L’eau s’évacue par un sterput dans un coin de la pièce. Il y a toujours une paire de tongs disponible, probablement pour aller aux toilettes après la douche lorsque tout est inondé… Évidemment il n’y a pas toujours d’eau chaude mais comme il fait chaud au Cambodge l’eau n’est jamais vraiment froide mais plutôt tiède, idéal pour se rafraîchir après une longue journée de pédalage sous le soleil. Plus étrange pas loin du WC un robinet (pas d’évier mais un seau avec une louche si la toilette n’a pas de chasse) et jamais de papier toilette mais la célèbre douchette pour se laver après avoir fait ses besoins. Pour les ignares comme nous (on s’est renseigné sur Internet) la douchette ne s’utilise pas comme un tuyau d’arrosage avec lequel on vise les parties à nettoyer. En fait on la tient de la main droite pour mouiller la main gauche. C’est avec cette dernière qu’on frotte. Après il n’y a plus qu’à laisser sécher. Il paraît que c’est très hygiénique et plus écolo que le PQ par contre de notre côté nous avons toujours un rouleau avec nous… Pour ne pas tout boucher on essaie de ne pas jeter le papier dans les toilettes qui ne le supportent pas.

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Pour en revenir à la chambre la plupart du temps comme seul éclairage vous avez une lampe économique de faible puissance au plafond. Inutile donc de compter dessus pour bouquiner un peu avant de s’endormir. De toute façon au Cambodge il vaut mieux s’endormir tôt car les Khmers se lèvent tôt et vous le font savoir… Dès 6h du matin les rues grouillent de monde comme en plein jour mais plus grave à partir de 5h30 (parfois plus tôt, le pire a été 4h15) une fois sur deux quelque part une grosse sono se met en route pour inonder toute la ville de ses sons. On n’a jamais compris de quoi il s’agit mais parfois cela nous fait penser à des chants ésotériques, parfois à une longue litanie en boucle sans musique, parfois c’est uniquement instrumental…

La restauration

Dans les villes touristiques trouver un restaurant n’est pas trop compliqué. Ils ont des menus et en anglais qui plus est, des chaises en bois et des tarifs démocratiques pour le touriste classique (entre 3,5 et 6 $ par plat). Les boissons sont en sus. Selon nos critères et notre expérience la qualité varie du bon au très bon. Dans le menu il y a possibilité de choisir entre la cuisine khmère et occidentale (spaghetti, hamburger, frites…)

Ces restaurants en côtoient d’autres plus typiques du pays de style gargote ainsi que de nombreux vendeurs ambulants. Ces deux derniers types de restauration se retrouvent partout dans le pays tandis que les restaurants pour touristes disparaissent rapidement lorsqu’on s’éloigne des grandes villes.

Une fois dans le pays nous n’avons donc plus le choix et nous mangeons local. Au niveau des gargotes il y a les petites et les grandes. Les petites, sur le bord de la route en face d’une maison sont constituées d’une ou deux tables et de quelques chaises en plastique. Le plat proposé est unique : soupe de nouilles ou nouilles sautées. Le prix test très démocratique aux alentours de 1 à 2 $ par plat. Nous réservons cette option pour notre repas de midi.

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Le soir nous allons dans les gargotes plus grandes avec plus de tables sous un toit cette fois. Entre nous nous les avons nommées ‘restaurants à casseroles’.

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Les plats déjà préparés se trouvent dans de grandes casseroles à l’entrée dont il suffit de soulever les couvercles pour choisir son plat. Cela facilite donc les choses mais laisse malgré tout une certaine place à l’incertitude. Ainsi nous nous méfions des grosses soupes car il n’est pas évident de savoir quelle partie de la bête flotte dedans… De même il faut se méfier de ce qui ressemble à des bons plats de morceaux de viande car souvent ce ne sont que de petits os avec un peu de viande et de gras autour. Les poissons nous ne les regardons même pas tant nous avons de mauvais souvenirs de ces derniers au goût de vase et plein d’arêtes lors d’un précédent voyage au Laos. Les oeufs aux couleurs très sombres nous font un peu peur pour nos estomacs, peut-être à tort.
Mais dans la dizaine de casseroles proposées il s’en trouve toujours l’une ou l’autre qui nous inspire plus. Évidemment le plat choisi a toujours un petit goût de réchauffé, est assez basique mais il est rarement désagréable sous le palais. Il est invariablement accompagné d’une grosse assiette de riz blanc cuit à la vapeur. Le prix du plat varie entre 1 et 2 $, la boisson étant incluse si on se contente du thé froid glacé présent dans de grandes carafes sur les tables. Les prix au plat sont moins élevés que dans les restaurants dits pour touristes mais nous ne sommes pas certains pour autant de gagner au change car les portions sont bien plus petites et les préparations plus sommaires.

De temps à autre nous nous arrêtons aux échoppes des vendeurs ambulants proposant de petits plats variés dont nous n’avons jamais été déçus.

Pour compléter le sujet, au Cambodge on mange avec une fourchette et une cuiller (pas de couteau) sauf les plats de nouilles servis avec des baguettes.

Nous prenons nos collations en bord de route: bananes fraîches ou grillées, beignets divers, jus de canne à sucre, pâtisseries, fruits…

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Pour finir il y a moyen de trouver du pain convenable (petites baguettes), le problème est plutôt de trouver quelque chose à mettre dessus. Les fromages et charcuteries sont inexistants par contre il y a moyen de trouver de la confiture et du Nutela ainsi que de la Vache qui rit dans les rares magasins pour étrangers présents dans les grandes villes.

Et la santé ? Malgré que nous nous doutons bien que l’hygiène est très relative par rapport à chez nous, nous touchons du bois car après près d’un mois dans le pays nous n’avons connu aucun problème. Et pourtant nous faisons moins attention à ce que nous avalons que d’autres. Passant 5 mois dans la région notre organisme nécessite de développer une certaine immunité, impossible d’être scrupuleux pendant une aussi longue période…

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Sur la route

Contrairement à ce que l’on attendait, l’état des routes principales (Phnom Penh – Siem Reap et Phnom Penh – Battambang) est plus que correct. Celle vers Siem Reap est même un véritable billard.

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La plupart des routes adjacentes aux principales ne sont pas revêtues.

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Le code de la route classique n’est pas d’application au Cambodge et est remplacé par un autre datant probablement d’une époque où il n’y avait pas d’automobiles. Les règles sont assez simples.

Tout d’abord on roule en principe du côté droit mais au plus le véhicule est rapide, au plus il roulera au centre de la chaussée. Dans l’ordre nous avons donc les vans et voitures récentes, les camions et anciens véhicules, les mobylettes, les tuktuks et enfin les vélos, l’extrême droite étant réservée aux véhicules roulant à contresens (bin oui…)

Deuxième règle, au sortir d’une échoppe ou d’une voie secondaire on se lance sur la chaussée sans s’arrêter. Si on va vers la droite ce sont les véhicules de la voie principale qui doivent faire un écart. Si on va vers la gauche on roule d’abord à contresens jusqu’au moment où il est possible de se rabattre du bon côté.

Troisième règle, le klaxon est obligatoire et doit être utilisé intensivement dès que possible pour prévenir qu’on arrive ou simplement pour le plaisir.

Quatrième règle, il faut optimiser les trajets en mettant autant de monde et de marchandises que possible sur chaque véhicule à 2 ou 4 roues. Ainsi une mobylette peut transporter 3 adultes et 2 enfants à partir de 3 mois (sans siège enfant évidemment) ou 2 gros cochons ou encore au moins une centaine de poulets. Un van peut contenir en même temps une dizaine de passagers en plus d’une dizaine de gros sacs de riz et 2 mobylettes sur les sièges arrières.

Cinquième règle, on peut conduire une mobylette dès que les pieds touchent les pédales (6 ou 7 ans selon nos estimations)

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Un dernier détail pour terminer, les Khmers ne marchent pas. Pour faire 50 mètres on prend sa moto ou son vélo.

Nous avons mis quelques jours pour bien intégrer toutes ces règles et depuis lors nous voyageons en toute quiétude sans avoir l’impression d’être moins en sécurité que chez nous. Il faut dire aussi que cela fonctionne parce que le trafic reste relativement restreint et nous avons du mal à imaginer ce qui se passera le jour où tout le monde aura sa voiture. Un gros bémol tout de même concernant certains conducteurs de voitures de luxe et de mini-bus qui traversent villes et villages à vitesse inconsidérée. D’après nous il serait temps que les autorités investissent dans de bons casse-vitesses à l’entrée des villes et villages comme au Mexique.

En dehors des routes principales

Le Cambodge connaît une croissance à 2 chiffres depuis quelques années. Ainsi nous avons été assez surpris de constater que l’habitat le long des routes est plutôt neuf et de bonne facture en tout cas sans pauvreté apparente.

Par contre dès que l’on s’éloigne un peu de la grand route, le décor change et les baraques en planches disjointes ou en bambou tressé réapparaissent.

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La gentillesse des Khmers quant à elle reste partout la même et n’a d’égale que leur curiosité. Au moindre arrêt que nous faisons un attroupement se forme autour de nous. Angèle et sa remorque ne sont probablement pas étrangers à ce phénomène.

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Un exemple, lorsque nous nous arrêtons pour manger il ne se passe jamais beaucoup de temps avant qu’une ou plusieurs personnes viennent s’assoir à côté et nous dévisager sans aucune discrétion. Ensuite les mères ou les grands-mères font approcher les jeunes enfants et nous invitent à les toucher. Angèle se voit pincer ou caresser les joues, les bras et les jambes comme si elle était une sorte de porte-bonheur. Si elle donne la main à leur bébé c’est carrément l’extase.

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Angèle n’aime pas du tout ce genre de situation, nous tentons de lui expliquer pourquoi ils agissent ainsi tout en la protégeant lorsque cela devient excessif. Même si la communication est difficile nous comprenons qu’ils sont surpris par le fait qu’Angèle soit enfant unique et parfois indignés car nous la laissons au soleil sans vêtements longs. Il faut dire que la crème solaire leur est inconnue et lorsque nous la leur montrons ils semblent croire que son but est de blanchir la peau…

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Nos fêtes de fin d’année au Cambodge

Forcément Noël et Nouvel-An ne sont pas fêtés en ces contrées, leur Nouvel-An étant remplacé par un autre équivalent à celui des chinois. Donc pas de nuit blanche ou d’indigestion pour nous cette année. Cependant nous n’avons pas oublié de fêter l’anniversaire d’Angèle avec quelques cadeaux et une belle bougie sur une glace au chocolat 🙂

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Pour finir

Voici quelques dernières images plus classiques glanées le long des routes  et au gré de nos rencontres.

Bienvenue au Cambodge : premier contact et Phnom Penh

Afin de récupérer de la fatigue du voyage entre la Nouvelle-Zélande et le Cambodge ainsi que de digérer doucement les 6 heures de décalage entre les 2 pays nous commençons par nous reposer 3 jours à Phnom Penh dans un hôtel avec piscine.

Dès la sortie de l’aéroport après des formalités d’entrée vite expédiées (5 minutes au total et 30$ par visa) nous sommes plongés dans la frénésie du monde asiatique : des gens partout courant dans tous les sens et cela dans un brouhaha continu. Tout d’abord il nous faut négocier un prix pour les 2 tuktuks qui nous transporterons à l’hôtel ainsi que nos volumineux bagages. Sans trop discuter nous faisons baisser le prix de moitié. Le trajet nous permet de nous rendre compte à quel point la capitale cambodgienne est congestionnée par la circulation. En plus il pleut et les rues sont inondées. Nous mettons une petite heure pour atteindre l’hôtel qui ne se trouve pourtant qu’à une dizaine de km. C’est avec soulagement que nous voyons arriver le second tuktuk transportant nos vélos que nous avions perdu de vue peu après l’aéroport. Angèle a adoré ce moyen de transport où on est secoué comme des poiriers ce qui ne l’a pas empêché de tomber endormie. L’hôtel nous offre une quiétude suffisante même s’il est situé en plein centre ville dans un quartier assez animé.

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Entre-temps la pluie a cessé et le soleil a chassé les nuages. La température est agréable aux alentours des 30 degrés pour notre plus grand plaisir après de trop longs mois passés sous des températures trop fraîches à notre goût.

Nous quittons rapidement l’hôtel car nous voulons déposer notre demande de visa vietnamien avant la fermeture de l’ambassade pour le week-end. Comme nous n’avons pas de petite monnaie pour payer le transport et que l’ambassade est relativement proche de l’hôtel nous décidons de nous y rendre à pied. Grosse erreur… il n’y a pas de place pour les piétons à Phnom Penh. Les trottoirs servent de parking pour les autos et il faut faire preuve d’audace et d’agilité pour marcher sur les bords des routes entre les mobylettes, scooters et automobiles roulant parfois à contresens. S’il existe un code de la route il n’est pas d’application ici. Visiblement la seule règle est de ne toucher personne.

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Le visa vietnamien semble s’obtenir aussi facilement que le cambodgien: remplir un formulaire à disposition sur les tables, une photo et 50 $ par personne pour un visa de 3 mois à entrée unique. La demande sera traitée en 1 jour ouvrable. Ce “commerce” de visa semble être une entreprise très rentable…

Nous vous avons déjà mentionné plusieurs fois des prix en dollars (américains). En effet l’utilisation de cette devise est encouragée par le gouvernement au même titre que le riel local (1 $ pour 4000 riels). Pour preuve on peut payer dans tout le pays avec la devise américaine et c’est d’ailleurs celle-ci que nous recevons dans les ATM (distributeurs automatiques d’argent). En général nous recevons des riels comme monnaie de retour de nos achats mais il arrive que ce soit un mélange des 2 monnaies. Signalons toutefois que les prix ne sont pas plus élevés si l’on paie en dollars. Par contre il ne faut pas oublier de marchander sur les marchés, pour les tuktuks et dans les endroits pour touristes hormis les restaurants. En dehors de la capitale nous n’aurons plus à le faire.

En plus de nous reposer nous parcourons les curiosités principales de la ville. Nous ne pouvons pas dire que Phnom Penh nous aura ébloui par sa splendeur. La ville n’a pas spécialement de charme, il ne reste pas grand chose de son architecture coloniale de jadis. Elle est en pleine reconstruction “sauvage”, de gros immeubles financés par des capitaux privés fleurissant à gauche et à droite sans vrai plan d’ensemble ni d’harmonie urbanistique. Ce qui relève du domaine public (trottoirs, voiries, réseau électrique, transport en commun, propreté voire salubrité des rues…) semble à la traîne. Et de plus on vous en a déjà parlé précédemment la ville est un enfer automobile.

En gros nous avons apprécié les marchés (russe et central) où se côtoient khmers et touristes et où on peut tout trouver de l’alimentaire aux souvenirs de voyages en passant par le tailleur de costumes et le vendeur d’électronique.

Après nous avons visité le temple Wat Phnom, une des plus anciennes pagodes bouddhistes de la ville dont nous retiendrons principalement les singes dans le parc (…). Nous ne pouvions quitter la ville sans visiter les immanquables à savoir le musée national et le palais royal avec sa pagode d’argent (au niveau des richesses rien à voir avec celui de Bangkok). Ensuite nous terminons nos visites par une promenade le long du Mekong sur le quai Sisowath dont nous retiendrons principalement la saleté. Vous l’aurez compris et nous en sommes désolés mais nous n’avons pas du tout été charmés par Phnom Penh mais nous attendons mieux de la suite.

L’État est pauvre et cela se ressent. Cependant les Khmers sont tellement accueillants, bienveillants, serviables et souriants que nous sommes persuadés que nous passerons un bon séjour au Cambodge.

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Nous quittons Phnom Penh par une courte étape de 10 km à vélo, juste de quoi sortir de la ville et de s’assurer que les vélos n’ont pas trop souffert dans les récents transports. Nous étrennons par la même occasion le nouveau porte-bagages de la remorque d’Angèle, le précédent ayant dû être abandonné sur le bord du chemin en Nouvelle-Zélande. Le support de la marque Weehoo que nous avions contacté nous en avait entre-temps envoyé un nouveau gratuitement et rapidement bien que le problème tombait hors du champ de la garantie ! Merci à eux pour le geste !

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Nouvelle-Zélande: île du Sud et impressions générales

L’île du Sud

Suite au tremblement de terre et à ses conséquences, nous voici dans l’île du Sud avec un programme complètement revisité. Plutôt que de parcourir en vélo la moitié nord de l’île et en voiture de location la partie sud, nous pédalerons du centre vers l’est par une boucle de 800 km et visiterons le Sud en voiture, notre séjour dans l’île n’étant pas assez long que pour tout parcourir en vélo.

L’atterrissage à Queenstown est assez pittoresque. La piste qui nous paraît très courte se situe au creux des montagnes et les vents sont forts. Après de nombreux virages à gauche et à droite où nous sommes secoués et passons entre les flancs des montagnes nous nous posons enfin en poussant un ouf de soulagement. Seule Angèle a trouvé cet épisode comique…

Après avoir récupéré les bagages nous prenons possession de la voiture de location que nous garderons 4 jours. Nous commençons par un aller-retour sur la route scénique vers Milford Sound sur la côte ouest au coeur des Fjordlands. La météo très humide est fidèle à sa réputation. La pluie et les nuages nous empêchent de voir le haut des montagnes. Selon les locaux il faut pas mal de chance pour visiter les lieux par temps dégagé. Par contre nous verrons bien des kéas, ces célèbres perroquets des montagnes ayant le réputation d’être de véritables ouvre-boîtes lorsqu’il s’agit d’aller voler de la nourriture dans les tentes ou dans les voitures !

Par la suite nous opérons une boucle vers l’extrême Sud et la région des Catlins avant de remonter vers Queenstown.

Il est maintenant temps de remonter sur nos vélos. Tout d’abord nous descendons légèrement vers le Sud avant d’obliquer vers Dunedin sur la côte est.

Par la suite nous remontons plein nord jusqu’à Christchurch en longeant la côte et la route principale SH1 dont nous tentons de nous éloigner dès que possible.

Au niveau météo nous parlerons de temps variable, les journées plutôt sèches alternant avec d’autres entrecoupées d’averses ainsi que quelques nuits très arrosées. Le vent tout le temps présent nous a souvent souvent été favorable et heureusement ! Un jour qu’il était particulièrement fort et transversal nous dûment raccourcir l’étape tant nous étions déportés vers l’intérieur de la chaussée.

p1060455_1280x960Nous avons apprécié le relief plus doux que celui de l’île du Nord même si nous avons dû pousser nos vélos l’une ou l’autre fois sur des routes secondaires non-revêtues aux pentes parfois trop raides.

p1060496_1280x960De maniere générale le trafic quant à lui est resté léger, souvent inexistant sur les petites routes et parfois plus intenses sur certaines portions de la SH1 même si nous ne nous sommes jamais sentis en danger.

Nous restons émerveillés par les beautés naturelles du pays : lacs entourés de montagnes aux sommets enneigées, falaises et plages désertes ou tout simplement les classiques collines vertes ou paissent les moutons… A Oamaru nous avons été émus par ces dizaines de petits pingouins sortant de l’eau par paquets à la tombée de la nuit et grimpant sur les rochers afin de rejoindre leur nid.

p1060655_1280x960La gentillesse et l’accueil des habitants de l’île du Sud n’ont rien à envier à ceux du Nord. Nous n’oublierons pas nos hôtes Warmshowers Adrian, Jenny et Fraser de Dunedin ni Vivien et George de Christchurch avec qui nous avons passé un excellent moment. Nous n’oublions pas non plus ces vélocistes de Christchurch qui après nous avoir donné 2 cartons vélos nous ont offert spontanément de nous reconduire en voiture chez nos hôtes plusieurs km plus loin afin de nous éviter un retour compliqué en bus.

p1060505_1280x960La nuit du 6 décembre nous avons reçu la visite de Saint-Nicolas qui est venu apporter quelques cadeaux pour Angèle pendant notre sommeil. Même les longs déplacements ne semblent pas faire peur au grand Saint lorsqu’il s’agit de récompenser les enfants sages et surtout patients avec leurs parents.

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Impressions générales sur la Nouvelle-Zélande

Il est inutile de revenir sur la météo qui ne nous a pas toujours été favorable sans toutefois non plus ternir totalement notre séjour. Les statistiques météorologiques des années précédentes nous avaient fait espérer mieux mais sans doute étions nous un peu trop tôt dans la saison (équivalent de mai-juin dans notre hémisphère nord). A ceux qui voudraient passer 2 ou 3 semaines de vacances en Nouvelle-Zélande nous conseillerions plutôt les mois de janvier-février.

Insistons encore une fois sur la gentillesse et l’accueil des gens. Nous avons aimé ce mode de vie ‘kiwi’ à l’esprit d’ouverture développé et où l’apparence est beaucoup moins de mise que chez nous. Les gens attachent peu d’importance au code vestimentaire, les articles de luxe et les grosses voitures n’ont pas leur place ici.
Nous avons retrouvé une certaine insouciance qui semble avoir déserté nos régions et la vie nous a paru moins stressante par ici et d’une qualité nettement supérieure à la nôtre. Les villes restent à taille humaine, sans embouteillage, on peut s’y déplacer facilement en vélo ou en transport en commun. L’insécurité y semble peu présente. Beaucoup de personnes ne ferment les portes de leur maison ni de jour ni de nuit.
Les classes sociales semblent également beaucoup moins marquées que chez nous. Nulle part nous n’avons pu voir de quartiers défavorisés par exemple.

La Nouvelle-Zélande est un pays de verdures avec une densité de population faible qui rend les distances entre les petites villes plutôt grandes et laisse donc pas mal de place à la nature. Cette nature par contre n’est pas sauvage du tout et là nous avons été un peu déçus. A part quelques zones de montagnes et de plages tout est propriété privée, exploité et clôturé. A vrai dire nous n’avons pas souvenir d’un autre pays avec autant de clôtures. Par exemple alors que nous étions sur des routes au trafic faible et où aucune habitation n’était visible pendant des kilomètres, trouver un endroit un peu à l’écart de la chaussée où prendre notre pique-nique relevait parfois de la gageure… En bref nous avons trouvé le pays très beau mais à aucun moment nous n’avons été surpris. Mais nous n’avons pas non plus la prétention d’être allé tout visiter ni d’avoir parcouru l’entière du pays de fond en comble.

img_4816_1280x960Pour finir la Nouvelle-Zélande est un pays très reposant avec des gens et donc des automobilistes ‘cool’. De plus le trafic est peu élevé et devient vite faible voire très faible lorsqu’on s’éloigne des axes principaux. Ajoutez à cela la beauté des paysages et vous comprendrez pourquoi la Nouvelle-Zélande est un pays de choix pour les voyages à vélo.

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Matériel

Le  but de cette page n’est pas de faire un inventaire complet de tout ce que nous avons emporté mais d’attirer l’attention sur les spécificités du matériel inhérent au voyage en cyclo-camping.

Si sur les photos nous avons l’air si chargés (et nous le sommes réellement) ce n’est pas parce que nous avons avec nous des choses inutiles (il n’y a que le sac contenant la pharmacie et le matériel de réparation qui ne nous sert guère et il en est très bien ainsi) mais parce que nous transportons à deux des affaires pour trois.  Les particularités d’un voyage avec un jeune enfant feront l’objet d’un prochain article.

Nous vous encourageons à poser vos questions et à faire vos remarques via les commentaires de la page. Nous vous répondrons par le même biais.

Les vélos

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Nos vélos de la célèbre marque batave Koga ne sont pas neufs au moment du départ et ont déjà de nombreux kilomètres et voyages derrière eux.

Pour Muriel il s’agit de la version Randonneur en acier, pour Fred de la version Traveller en aluminium. Leurs poids sont équivalents (18 kg tout équipés)

A l’époque des changements de vitesses Rohloff et des freins Magura ou à disques ils font un peu ‘old fashion’ mais de qualité éprouvée ils ont été utilisés par des générations de cyclo-voyageurs et nous ne craignons donc pas de mauvaises surprises en cours de route.

Plutôt habitués aux vélos de route, la géométrie de leur cadre ne nous déstabilise pas trop. Il s’agit bien de vélos où l’effort est produit en poussant et non pas en tirant. Rien à voir non plus avec des vélos de type ‘hollandais’ où le cycliste doit se tenir doit comme un i.

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Les guidons de type papillon autorisent différentes positions. Ils sont très pratiques également lorsqu’il faut pousser le vélo en marchant… De plus ils se replient très facilement pour les déplacements en avion par exemple.

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9 vitesses à l’arrière, du 11 au 32. A noter, le protège dérailleur, accessoire très utile en cas de chute et lors des transferts en bus ou en avion.

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24 – 32 – 44 à l’avant. Pour la randonnée bagagée il est nécessaire de pouvoir ‘mouliner’ même à 5 km/h.

Le protège chaîne sert plus à protéger le mollet du cycliste que la chaîne du vélo…

Pédales double face : plate/SPD.  La plupart des cyclo-voyageurs pédalent sans cale.  Pour notre part nous ne pouvons nous en passer.

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Béquilles à l’arrière et à l’avant. Inutile de devoir chercher un mur à chaque fois que l’on veut s’arrêter. La béquille avant nous paraît indispensable avec des sacoches avant.

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Anti-vol intégré.

Roues de 28”. Pneus 700x35c à l’avant et 700x40c à l’arrière. De section moindre que ceux pouvant être placés sur les roues de 29 ou de 26 pouces ils nous ont permis de passer partout jusqu’à présent (routes recouvertes ou non). Prévoir néanmoins de bons pneus (Schwalbe Marathon Plus Tour, une seule crevaison jusqu’à présent)

Roues à 36 et 40 rayons.

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La selle Brooks. Quel confort !

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Pour Muriel il s’agit de la célèbre version B17 de la marque.

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Même s’il peut faire sourire certains cyclos, le rétroviseurs n’est pas un gadget sur un vélo touring et est indispensable pour un voyage en toute sécurité.

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Dynamo dans le moyeu. Sert pour l’éclairage (rarement utilisé) ou pour recharger des appareils de type USB via un adaptateur.

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La remorque d’Angèle. Le choix du moyen de transport pour l’enfant est souvent délicat. Lorsque l’enfant grandit, la remorque fermée n’est plus la solution idéale, tout d’abord pour une question de taille ensuite parce que l’enfant y est un peu isolé.

Le concept de la remorque Weehoo nous a séduits. L’enfant fait beaucoup plus partie de l’action et peut pédaler s’il en a envie. De plus il y est plus confortablement installé que sur un simple vélo-suiveur.  La solution nous paraît suffisamment robuste que pour tenir pendant les 18 mois du voyage. Comme désavantages nous avons noté le poids à vide qui n’est pas négligeable (15 kg) ainsi que la fixation à la selle qui n’aide pas à la stabilité du vélo tracteur.

 

Le  bivouac

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La tente doit être solide pour résister à de longs mois d’utilisation et de montages-démontages dans toutes sortes de conditions atmosphériques, étanche et suffisamment spacieuse pour y loger les occupants et leurs bagages et surtout légère et compacte une fois repliée.  Pour rencontrer toute ces caractéristiques il faut absolument se diriger vers une tente de randonnée.  Nous avons opté pour la Fjallraven Akka Endurance 4  personnes.  Elle fait 5,5m de long et pèse seulement 6 kg + 1kg  pour le tapis de sol. Repliée elle tient dans un boudin de 45 x 20 cm

Après 6  mois de montages et de démontages quasi quotidiens elle semble bien tenir le coup.  Le tissu s’est seulement un peu décoloré à la longue.

Pas de problème d’étanchéité,  par contre  la condensation par nuit froide sur la surface intérieure de la toile extérieure en est un. Ce problème n’est probablement pas spécifique à  la marque.

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En plus de la chambre nous avons une belle abside où nous pouvons manger, nous protéger de la pluie ou passer nos soirées à lire pendant qu’Angèle dort dans la chambre.

A l’arrière  il y a  encore un bel espace de stockage.

Le tapis de sol est en tissu très résistant et étanche.  Seulement 2 ou 3 minuscules trous après plusieurs mois alors que nous avons installé la tente sur toutes sortes de sols (gazons, forêts, terre, graviers…)

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L’armature et les sardines sont en DAC, très résistant et léger. Alors que nous sommes parvenus à casser un maillet en enfonçant les sardines dans des sols rocailleux,  ces dernières sont toutes intactes !

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Matelas Exped avec gonfleurs intégrés. Très  confortables  mais  assez encombrants et 1kg chacun. Il y en a déjà deux qui ont lâché. A noter que la marque nous les a remplacés gratuitement et sans discuter…

Sac de couchage avec température de confort 5 degrés.  Ils sont en duvet ce qui est indispensable si on veut de la légèreté,  du confort  et de la compacité.

Oreillers Thermarest.  Un des seuls luxes que nous nous sommes permis mais à nos âges un peu de confort ne fait pas de tort 😉

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Avec les oreillers,  ces chaises Helinox sont nos seuls luxes. 1kg  pour celle de Muriel  et 1/2kg  pour celle de Fred.  Mais c’est le prix à payer (transporter) pour ne pas être assis par terre pendant 1an…

Vêtements

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Coupe-vent pour se protéger du vent, de  la pluie et d’un froid  léger. Permet également d’être bien visible.  Très léger et ne prend pas de place.

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Anorak étanches.  Malgré qu’ils soient gore-tex, respirants et tout ce qu’on veut, ils sont aussi mouillés à l’intérieur qu’à l’extérieur sous la pluie. Nous ne les utilisons plus que pour nous protéger du froid ou contre la pluie lorsque nous ne sommes pas sur le vélo.

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Doudounes en duvet. Légères, chaudes et compactes. Pas pour sur le vélo mais plutôt pour passer les soirées fraiches.

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Les seules chaussures que nous avons, pour la marche et pour le vélo : nos bonnes chaussures ouvertes Shimano  avec cales SPD. En  cas de pluie ou de froid nous avons nos chaussettes étanches en gore-tex.

En cours de route nous nous sommes rendus compte que certains vêtements ne nous servaient pas. Lors de notre passage à la maison de la mi-voyage nous avons donc éliminé  les pantalons de pluie des adultes,  les gros gants d’hiver pour ne garder que les plus fins,  un certain nombre de paires de chaussettes,  et nos chaussures “de ville” (baskets). Au niveau vêtements nous sommes vraiment au minimum (1 pantalon, 2 tenues de vélo…)

La cuisine

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Rien que le strict nécessaire…

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Réchaud à bois. Léger il ne nécessite pas d’emporter avec  soi une réserve de gaz ou d’essence. Le bois se ramasse partout.  Seul inconvénient:  les casseroles qui noircissent et la nécessité d’avoir des allume-feux.

Le pare-vent est indispensable.

Nous n’avons plus qu’une seule casserole en inox (Primus). L’inox pèse plus lourd que l’alu mais est sans doute meilleur pour la santé et plus résistant.

Pour gagner du poids nous avons laissé la poêle et la deuxième casserole à la maison.  De toute façon nous n’avons qu’une source de chaleur.

 

“L’informatique”

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Tablette d’Angèle avec ses histoires, jeux, musiques et dessins animés qui nous sert également  pour faire le blog:-), disque dur USB pour sauver les photos et vidéos, smartphone, liseuses Kindle, powerbank, GPS…

A  l’heure actuelle, l’USB  est devenu le standard pour le transfert de données et le chargement.  Pratique:  cela limite le nombre de câbles et de chargeurs.

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Chargeurs et accessoires divers.