La klondike highway

Pour notre dernière partie de voyage dans le grand nord américain nous avons parcouru la Klondike Highway sur toute sa longueur soit près de 750 km. La Klondike Highway est l’ancienne route des pionniers et de la ruée vers l’or. Elle donne un accès à la mer à la province canadienne du Yukon. De nos jours elle est moins fréquentée et peuplée que l’Alaska Highway construite pendant la seconde guerre et qui relie l’Alaska au reste des États-Unis au travers du Canada mais les paysages y sont néanmoins réputés plus spectaculaires et sauvages.

Après la ‘Top of the World’ (voir article précédent) nous n’en avons pas fini avec l’autonomie car sur ces 750 km il n’y a guère que 4 endroits où nous pourrons nous ravitailler: Pelly Crossing, Carmacks, Whitehorse et Carcross. Ailleurs pas la moindre petite épicerie ne pourra nous dépanner. Cela explique également le laps de temps plus long entre les articles de ce blog qu’il ne l’était au Mexique: les points d’accès Wifi ne sont pas plus nombreux que les épiceries…

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9 au 12 juillet : Dawson City – Pelly Crossing (250 km)

Nous quittons Dawson tout en douceur en longeant la rivière Klondike pendant 50 km.

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Nous pouvons y admirer pour la première fois les ingénieuses constructions en bois des castors.

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Après cette belle partie toute plate nous quittons la rivière et passons une côte de 8 km. Au début de la montée une voiture s’arrête et le conducteur nous demande si nous avons besoin d’eau. Nous lui répondons que nous venons de faire le plein à la rivière. Sur ce il nous propose de la bière que nous ne refusons pas. Nous voilà donc lestés de 2 cannettes supplémentaires que nous boirrons donc en soirée avec grand plaisir et à la santé de ce brave homme dont nous ignorons même le nom. Nous profiterons encore d’autres jours de cette générosité en recevant des Mars,du pop corn… Ici les gens sont plus solitaires mais également plus solidaires.
Faute de campings nous bivouacerons 2 nuits sur les 4.
La pluie ne nous a pas ennuyés sur les vélos par contre elle a parfois précipité notre arrêt à l’étape ou retardé notre départ. Ainsi nous ne quitterons le camping de Moose Creek qu’à 12h30. De manière générale le temps est instable et il est impossible d’échapper aux orages de montagne une fois 16h30. La tente résiste bien aux intempéries mais montre quelques légères faiblesses au niveau de certaines coutures qu’il faudra éliminer dès que nous trouverons de l’imperméabilisant.
Nous faisons halte une journée au camping de Pelly Crossing près d’une supérette qui nous inspire peu lors de la composition de nos menus de repas.

14 et 15 juillet : Pelly Crossing – Carmacks (108 km)

Nous bivouacons après une soixantaine de km assez plats le long d’une petite rivière dans une clairière bien calme au milieu de la forêt. Les avantages de la rivière à proximité sont multiples : possibilité de se rafraîchir (rapidement car l’eau est tout de même très froide :-), eau pour la cuisine et la vaisselle ainsi que pour les boissons (après traitement avec des pastilles chlorées)
Après une seconde journée plus vallonnée que la veille nous atteignons Carmacks et son camping où nous prendrons notre première douche depuis 1 semaine. Nous faisons arrêt pendant une journée et faisons connaissance avec une population locale semblant assez désoeuvrée.

Du 17 au 19 juillet : Carmacks – Whitehorse (190 km)

C’est sur ce tronçon que nous rencontrons le plus de monde et que nous pouvons établir le plus de contacts.
Après une première journée assez longue pour nous de 75 km nous arrivons au camping qui n’existe plus… Heureusement il s’y trouve toujours un lodge où nous trouvons de l’eau. Nous allons bivouacer un peu plus loin afin de rester proche du lodge où il est possible de déjeuner avec du pain à la cannelle.
Au petit matin nous sommes réveillés par les ouvriers s’occupant de la maintenance du réseau électrique proche. Le petit-déjeuner au lodge est l’un des plus succulents depuis que nous avons quitté la Belgique.
La route devient peu à peu plus montagneuse. En fin d’après-midi nous plantons la tente au bord du lac Laberge.

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Le camping affiche complet peu après notre arrivée au point que certains mobilhomes s’installent sur le parking mais à notre surprise lorsque nous pointons le nez hors de la tente le lendemain vers 8h le camp est à peu près vide ! Les Américains commencent et finissent tôt les journées. Le seul inconvénient pour nous de ce camping est qu’il est plutôt en contrebas de la route et que nous devrons grimper 3 km pour la rejoindre le lendemain
Après cette remontée l’étape jusqu’à Whitehorse est facile même si la circulation devient légèrement plus dense.

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20 et 21 juillet : journées de relâche à Whitehorse

Nous logeons chez Joanna et Tao que nous avons contactés via le réseau ‘Warmshowers’. Nous profitons de ces 2 journées pour nous balader dans la capitale du Yukon peuplée de 23.000 habitants. Quoique petite à nos yeux la ville propose toutes les facilités: restaurants permettant à Angèle de déguster le hamburger-frites que nous lui avions promis, supermarchés, plaines de jeux…
Angèle est également ravie de jouer avec le petit garçon de son âge de la famille qui nous accueille.
Ces 2 journées sont également plus humides et plus fraîches.

Du 22 au 25 juillet : Whitehorse – Skagway (180 km)

A la sortie de la ville 2 loups traversent tranquillement la route quelques mètres devant nous. Ils sont malheureusement trop timides que pour se laisser photographier.
Veille de W-E oblige, la route est plus chargée par les citadins partant camper mais sans que cela soit dérangeant. Plus dérangeant par contre est le vent de face qui forcira chaque jour un peu plus et ce jusqu’à Skagway. La température est de plus en plus basse avoisinant les 12°C en journée sans oublier la pluie de la dernière étape. Nous sortons les gants et les chaussettes étanches alors que la canicule règne en Belgique…
C’est lors de ces 4 dernières journées le long de la Klondike que nous traversons ses plus beaux paysages composés d’une succession de montagnes, lacs, cascades… La route est bien vallonnée mais cela reste faisable pour nous si nous raccourcissons légèrement nos étapes. Le point d’orgue est le passage du col du White Pass marquant la frontière entre le Canada et l’Alaska avant une descente vertigineuse de 20 km vers Skagway.

26 et 27 juillet : Skagway

Nous arrivons bien à l’avance avant de prendre le ferry en direction de Vancouver Island réservé pour le 28. La ville composée d’une succession de commerces ne vit que l’été principalement grâce aux touristes débarquant d’énormes bateaux de croisière. Pour notre part nous sommes accueillis par Paul et Anna du réseau Warmshowers. Ils travaillent comme saisonniers au magasin de cycles qui organise également des randonnées à vélo pour les touristes. Paul et Anna logent en caravane et nous proposent de planter notre tente à côté. Ils nous ouvrent également les portes de leur caravane où nous passerons la deuxième journée pendant laquelle il pleuvra sans discontinuer de la nuit à la nuit suivante.


Commentaire

La klondike highway — 7 commentaires

  1. coucou les voisins très heureux d’avoir eux de vos nouvelles,nous vivons l’aventure avec vous,ici dans notre petit coin de Belgique (avec la pluie aujourd’hui).
    nous gardons un œil sur votre maison,tout se passe bien ici.
    bonne route,bisous a vous trois .

  2. Vous êtes fantastiques ! Merci de nous faire partager ces beaux moments et paysages. Bon courage pour la suite (« bon vent » si on peut dire)… Gros bisous à vous trois ! Sylviane & Roberto

  3. Ah, ah …  et donc la canicule aurait sévi en Belgique !  Ce ne serait pas de l’intox çà ?  En tout cas elle ne nous a pas marqués durablement et aujourd’hui nouvelle journée 100% « drache ».  Vous ne ratez rien, profitez bien de votre aventure et merci encore pour le partage que vous en faite, c’est magnifique !  Impatients de vous retrouver dans un nouveau reportage, nous vous embrassons bien fort tous les trois ***

  4. comme toujours, vous nous faites rêver mais à tort peut ^tre vous nous inquiétez mais bon, continuez à nous proposer de très belles photos et d’aussi beaux reportages qui nous font comprendre la dure réalité des choses.
    Cordialement,
    Daniel et Anne Marie

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